Innovation sociale et développement économique de l'entreprise


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Avant de restructurer une entreprise, il faut structurer un projet

 

Les restructurations sont souvent vécues comme des échecs de l’entreprise et un coup dur pour les individus qui vont à cette occasion la quitter.

S’il est difficile de transformer cette étape de la vie de l’entreprise en un grand moment de bonheur partagé, il est possible de faire valoir en quoi elle est la déclinaison d’un projet qui aura le souci de préserver les compromis fondant l’entreprise et de ne pas en trahir les promesses.

Nous avons accompagné la restructuration d’entreprises de photographie qui s’engageaient dans le numérique pendant que leurs laboratoires argentiques déclinaient chaque jour. Nous les avons aidées à éclairer en quoi les objectifs qu’elles pouvaient se fixer dans ce domaine porteur ouvriraient de nouveaux parcours professionnels.


Nous les avons poussé à négocier des accompagnements qui associent le social et l’économique.

Le social, c’est l’accompagnement du salarié pour le maintien de son employabilité et de sa capacité à rebondir sur un nouveau projet.
L’économique, c’est le règlement des « dividendes » de la contribution à un développement sans lequel l’entreprise n’aurait jamais atteint la capacité de se positionner sur ces nouveaux marchés.

Cette approche ne peut concerner les entreprises en déclin, dont les restructurations successives indiquent qu’elles n’auront bientôt plus de raison d’exister. Elle concerne en revanche les entreprises, heureusement les plus nombreuses, dont la restructuration organise un projet d’avenir.
Cela suppose que ce projet existe et ne soit pas seulement fabriqué et habillé pour répondre à une obligation d’explicitation de son « motif économique ». Il faut savoir passer du motif économique au projet industriel et expliciter en quoi ce projet a besoin, pour se réaliser, d’un nouveau modèle économique.

Si ce projet à une composante emploi différente, pouvant se traduire par des départs, le traitement des conséquences sociales ne doit pas s’inscrire dans la seule logique de réparation d’un préjudice, mais dans celle d’un retour sur investissement.
Le préjudice à réparer, c’est celui de la promesse non tenue de l’emploi fourni jusqu’à la retraite.
Le retour sur investissement, c’est la reconnaissance que la contribution apportée à la valeur de l’entreprise n’a pas été soldée par le seul règlement du salaire mensualisé.

Adopter cette démarche leur a-t-il coûté plus cher ? Sûrement pas sur la durée, dans la mesure où le collectif de travail qui s’est remis en ordre de marche, l’a fait avec la conviction d’appartenir à une entreprise qui, quoiqu’il puisse à nouveau se produire, les respecterait. Entre chèque-valise et accompagnement plus ou moins bidon, chacun a pu constater que l’entreprise reconnaissait la contribution de chacun à sa valeur ajoutée et dans le même temps, avait le souci et les moyens d’accompagner la construction de nouveaux parcours.

Nous sommes convaincus que cette approche est une alternative sérieuse à la bonbonne de gaz.

Yves PINAUD

Newsletter n°1 - Octobre 2009

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