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Comment convaincre un Codir pas seulement de l'intérêt mais de la nécessité d'agir en matière d'HSE (Hygiène – Sécurité – Environnement) ?


Il y a d'abord à franchir un premier écueil qui est d'expliquer, surtout si on a des bons chiffres dans ces domaines, que s'améliorer est encore possible. Le deuxième écueil consiste à répondre à celles et ceux qui s'étonnent que l'HSE soit abordé dans cette instance compte tenu de la grande conscience que ses membres ont en la matière.

Force est de constater qu'en ce lieu parler d'HSE, non pas tant sur la théorie mais sur la pratique, peut être vu comme une provocation "des RH pour se faire remarquer". Dans cette phase pas question de se laisser aller au découragement, au contraire c'est le moment de porter l'offensive.

 

En matière d'HSE deux entrées se présentent : la conscience en soi et la conscience pour soi.
Mais qu'est-ce que cela veut à dire ?

La conscience en soi relève d'une approche par le respect des femmes et hommes qui contribuent chaque jour à la réussite de l'entreprise. Elle peut se résumer dans la formule "personne ne vient au travail pour se blesser ou porter atteinte à l'environnement".
Dans cette optique, il s'agit de mettre en avant l'absolue nécessité de mettre en place, et pas simplement d'avoir, une politique HSE qui réponde à l'objectif d'avoir le moins d'accidents possible. Là, il s'agit de mettre en avant tout à la fois les points à améliorer comme ceux qui sont satisfaisants. Ce, en s'appuyant sur des exemples concrets issus de visites sur le terrain faites par le DRH et/ou le responsable sécurité, voire le CHSCT.
En effet, le nombre d'accidents n'est qu'un indicateur de risques. Il n'enlève pas la possibilité que des situations dangereuses existent. D'autre part, l'approche par les seuls accidents relève d'une méthode curative (réactive) et non préventive (proactive).

La conscience pour soi relève d'une approche par la peur du juge, la crainte des médias et/ou par les coûts. Après tout, si la précédente approche ne porte pas les effets escomptés, autant utiliser celle-ci.

Sur le premier de ces trois points, il s'agit de confronter les membres de cette "assemblée" à leurs responsabilités pénale et civile en cas d'accident. Développer des explications sur les éventuelles conséquences personnelles d'une condamnation pénale et/ou sur la reconnaissance du caractère inexcusable d'une faute. Et il est vrai que réexpliquer les éléments de la délégation de pouvoir mettent assurément une ambiance dans la réunion.

Sur le second de ces points, il suffit à partir de quelques exemples rencontrés dans les médias (AZF, scène effondrée au stade Vélodrome de Marseille, Total à Carling, chute de grue à Toul,…) de sensibiliser ces chers collègues à l'intérêt de voir le nom de l'entreprise étalé dans ces supports. Une "publicité" dont tout un chacun se passerait vraisemblablement.

Sur le dernier de ces trois points, il s'agit de parler d'argent. Différentes entrées se présentent : l'amende pénale ou le travail d'intérêt général, c'est la personne reconnue coupable qui paie de sa poche, voire la personne morale (dans ce cas l'amende est multipliée par cinq) ; le coût moyen d'une maladie professionnelle reconnue, soit environ 100 000 € ; le coût du remplacement des personnes en arrêt de travail suite à un AT ou une MP.
Ce qui précède constitue des coûts négatifs donc désagréables, aussi faudra-t-il aborder le problème sous l'angle des coûts intéressants. Il s'agit là de ce que peut économiser une entreprise en réduisant les accidents et en améliorant préventivement ses installations.
Le premier de ces volets permet sur le long terme d'importantes économies (chez un client d’IDée Consultants, chute de près de 10 points en 5 ans du taux de fréquence des AT) à différents titres : moins de remplacements et de formations HSE, baisse progressive du taux de cotisation AT, … . Le second de ces volets porte sur les aides possibles en matière d'amélioration des conditions de travail qui peuvent être servies par différents organismes (CRAM, ARACT, …).

A l'issue de l'offensive, et sauf manque de conviction de celui/celle qui la porte, le dossier HSE aura fait un grand pas pour une vraie place de l'HSE dans la tête de chacun mais surtout dans les actes qu'il posera.


Emmanuel FROISSART

Newsletter n°1 - Octobre 2009

 

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