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Le vide du collectif désempare !
La période récente a été illustrée par l’émergence dans le monde du travail de deux formes de violence : L'une individuelle, violence contre soi-même par le suicide, l'autre collective avec des modalités de conflits extrêmes (chantages à la bouteille de gaz, à la pollution, etc.).
Ce qui relie ces deux formes de violence ? Elles sont des conséquences d’une perte du sentiment d’appartenance à un collectif. Prenons un peu de recul pour comprendre.
De l'industrialisation jusqu’aux années 80, les entreprises se plaignent d’un excès de collectif : Lois, conventions collectives, accords. Les syndicats, eux, restent hostiles à tout  « management » individualisé, forcément injuste et visant à diviser.
Au long des années 80, on constate un reflux des idéologies sociales. Les pratiques évoluent sans qu’on en mesure toute la portée. Les syndicats s’affaiblissent. Contraints et forcés, on admet une prise en compte de plus en plus importante de la dimension individuelle : Évaluation, rémunération individualisée, etc. Les entreprises ont-elles bien pesé les conséquences de ces changements ?
Pas sûr !
À trop vouloir considérer les choses de façon individuelle, on perd beaucoup : La juxtaposition de performances individuelles n’assure pas toujours la performance collective ! Les entreprises répondent à ce déficit avec des stages, des séminaires « team building » (certains totalement ésotériques) pour réapprendre à coopérer et pas seulement à se concurrencer.
Mais le collectif c’est différent et plus que cela : C’est ce qui fait qu’un groupe humain devient solidaire et qu’un individu n’est pas solitaire.
Entre le tout collectif et le tout individualisé, le « team building » ne suffit pas. L’équipe ainsi construite n’est pas à la hauteur des besoins sociaux de l’Homme. Lorsqu’il y a une solidarité dans un groupe humain, la dimension collective de l’efficacité au travail est présente, mais la solidarité ne s’arrête pas là où les entreprises le souhaiteraient. Le sentiment d’appartenance collective peut parfois s'ériger face à l’employeur, en contre-pouvoir. C’est le risque social.
Que faire entre un esprit d’équipe étriqué incapable d’offrir aux personnes le cadre social dont elles ont besoin pour s’épanouir et le risque social qu’on ne peut ignorer ?
Puisque l’Homme fait société autant que la société le fait, il faut assumer ce risque. Rien de grave : Ca s’appelle le dialogue social. Il serait peut-être temps de vraiment s’y mettre ?
On y gagnera, en retour, la protection que le collectif accorde aux individus, base de toute société humaine, et donc une résistance bien supérieure aux difficultés de la vie économique, pouvant éviter que des personnes ne voient plus comme recours que la violence contre eux-mêmes ou contre les autres.

Emmanuel FROISSART
Gilles KARPMAN

Agenda

NOV.
DEC.2009

° Petit déjeuner débat sur « Agir sur les risques psychosociaux : De quoi parle-t-on ? » le 10 décembre à l"AéroClub de France

° Début 2010, petit déjeuner débat sur
« la diversité des âges », bientôt la date sur notre site !


Quoi de neuf
Question du DRH
La question du DRHPourquoi renforcer les connaissances des managers en droit du travail ?


Les managers ne détiennent jamais leur fonction d’un choix conjoint de leur hiérarchie et de leurs équipes. Ils ne la détiennent que par nomination de leur hiérarchie, qui ce faisant leur a délégué une partie du pouvoir de direction de l’employeur et avec, ce qu’ils ne réalisent pas toujours clairement, l’ensemble des responsabilités, y compris civiles et pénales, qui vont avec.

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Cela vous intéresse
Cela vous intéresseLa consommation de substances psychoactives sur le lieu de travail :
Un sujet encore tabou


Si on a vu se réduire la consommation d’alcool par français et par an, on est forcé de noter une évolution des modalités de consommation qui interdit de la considérer sous un angle entièrement positif. Beaucoup plus individuelles, liées au stress, moins festives ou alors avec une recherche délibérée d’une ébriété… À l’alcool se sont ajoutées d’autres substances illicites ou licites.

Au sein de l’entreprise, des nouvelles pratiques de consommation de substances psychoactives se sont également développées, censées soulager les nouvelles difficultés liées à la charge mentale subies par les salariés. Les ouvriers de l’Assommoir aux conditions de travail plus que pénibles physiquement et aux consommations « sociales » d’alcool plus qu’excessives ont laissé la place à des salariés de plus en plus stressés par leur activité, et aux usages de divers produits psychoactifs.

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A noterA NOTER

Climat social : Selon une enquête de la Cegos, les salariés craignent un blocage des augmentations de salaire en 2010 et critiquent une charge de travail trop importante

Conséquence de la crise économique, 64 % des salariés craignent un blocage des rémunérations en 2010, alors que de leur côté, les DRH sont plus optimistes, 54 % d'entre eux ne croient pas au gel des rémunérations.

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AlerteALERTE

Pas de report pour la fin des mises à la retraite

Le ministre du travail a déclaré le 27 octobre dernier "que le Gouvernement n'a(vait) pas l'intention de reporter la fin de ces exceptions ", en se référant aux accords de branche qui autorisent les mises à la retraite de salariés de 60 à 65 ans.
« Fin 2009, ce système cesse » a-t’il ajouté.

 

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