Si vous ne parvenez pas à lire ce mail, cliquez ici

Equipe IDEE CONSULTANTS
L’actualité des RH, des Relations Sociales et du Management
Actualités
EDITO
Emmanuel FroissartAu travail il y a communauté et communauté !
Incontestablement l'entreprise, lieu du travail et de son corollaire la production de richesse, est un endroit où coexistent des communautés. Elles sont au nombre de deux : celle du capital et celle du travail. La première est constituée des détenteurs du capital, les actionnaires-décideurs, la seconde se compose des travailleurs.
Une fois ceci posé, peut-on parler d'une communauté de destin et/ou d'une communauté d'intérêts ? La réponse à la question n'est pas sans incidence sur la vie dans l'entreprise, notamment dans un monde où la valeur financière a remplacé toutes les autres.
Capital et travail ont clairement un intérêt commun : la bonne marche de l'entreprise. À défaut de celle-ci, des déboires sont au rendez-vous pouvant aller jusqu'à la disparition de l'un et de l'autre. Aussi faut-il s'entendre sur "la bonne marche". La répartition de la richesse créée oppose capital et travail, dividendes et augmentations de la rémunération n'ont pas les mêmes intérêts. Mais dans "bonne marche" il y a aussi : santé, sécurité, conditions d'exécution du travail. Il ne peut y avoir une "bonne marche" sans que les travailleurs n'aient confiance, celle-ci se gagnant en partie dans l'optimisation sur ces champs. Les améliorer n'est pas forcément source de divergences d'intérêts. Moins d'accident, moins de maladie, moins de stress permettent des gains (pour parler aux actionnaires), mais manager par la confiance (plutôt que par objectif, par la rentabilité, par le stress) permet aussi des stabilités sociales favorables à une "bonne marche".
La communauté de destin du capital et du travail ne saurait découler de la formule "nous sommes tous dans le même bateau". L'un est liquide et de très grande fluidité de fait, alors que l'autre n'a rien de liquide et sa fluidité est très relative. La liquidité et la fluidité du capital fait qu'il peut passer d'une main à l'autre, d'un lieu à l'autre rapidement et de manière infinie. Le travail, lui, s'il peut passer aussi de main en main et de lieux en lieux, a un caractère fini car ce sont des femmes et des hommes qui le constituent. Entre un destin infini et l'autre fini, il ne peut y avoir de communauté réelle, sinon par séquences courtes. Paradoxalement, c'est le capital qui a la vision la plus court terme et le travail qui voit plus loin. Les travailleurs se projettent par leur travail, source intrinsèque de valeur, dans l'avenir et cette dimension les rassure. Les actionnaires-décideurs, dans une frénésie d'accumulation financière se projettent par leur capital, source collatérale de valeur, dans une limite de quelques jours, voire moins, et c'est anxiogène pour eux et dès lors pour l'autre communauté.
Alors, oui, la communauté d'intérêts existe dans l'équilibre que le chef d'entreprise, "régulateur" entre les deux communautés, doit trouver entre le "tout finance" et le "tout social". Pour le reste, oublions et pour réussir attachons nous à piloter par la confiance et le respect en sachant donner collectivement et individuellement des forces réciproques pour l'avenir, quand bien même il serait incertain. Le sens est là.

Emmanuel Froissart,

Agenda

MARS
AVR. 2010

° Le e-learning “i-DT.online”est en vente, pour plus d’informations ou pour une démonstration, contactez nous.

° Ce mois-ci sur notre site internet : un dossier spécial sur les RPS


Quoi de neuf
Question du DRH
La question du DRHLe stress : Comment négocier une obligation de santé au travail ?

Les entreprises ont été « invitées » à engager significativement des négociations sur le stress avant le 1er février. Il ne s’agit pas d’une obligation, mais les entreprises qui déclineront, même poliment, cette invitation figureront sur la liste rouge du Ministère, quand bien même celui-ci a renoncé à les exposer à l’opprobre public.

Les motivations et les renoncements ministériels mériteraient une exégèse tant on peut être dubitatif quant à l’intérêt et l’efficacité d’inscrire ce qui est déjà une obligation légale de santé au travail dans le champ contractuel dans lequel, de surcroît, ne sont invitées que 1500 entreprises (sur plus de 2,9 millions).

Lire la suite de l'article.

Cela vous intéresse
Cela vous intéressePortabilité des droits à prévoyance et santé pour les chômeurs : Pourquoi entreprises et salariés ont intérêt à la mutualisation

L’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2008 organise une portabilité des droits aux couvertures complémentaires santé et prévoyance au profit des anciens salariés de l’entreprise. Ces dispositions s’appliquent depuis le 1er juillet 2009 si l’entreprise adhère à l’une des 3 organisations patronales signataires de l’accord (Medef, CGPME et UPA) et depuis le 16 octobre, lendemain de l’extension du dernier avenant, pour les autres.

Les huit confédérations salariales et patronales ont prévu de se revoir un an après l’entrée en vigueur du dispositif pour en faire le bilan et éventuellement opérer des modifications.
L’enjeu sera celui de la simplification du système ou le maintien de la complexité actuelle.

Lire la suite de l'article.

A noterA NOTER

Prolongement du prêt de main d’œuvre dans les pôles de compétitivité ?

Le dispositif permettant aux entreprises et organismes de recherche d’un pôle de compétitivité de se « prêter » des salariés, mis en œuvre par la loi du 30 décembre 2006 arrive à échéance fin 2010.

Lire la suite de l'article.

Les TMS ne cessent de progresser

L'Institut National de Veille Sanitaire (INVS) a réalisé un bilan des Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) en France, plusieurs constats ont été dressés.

Lire la suite de l'article.

Peut-on utiliser le vote électronique pour ratifier un accord collectif ?

Récemment la Cour de cassation a été amenée à répondre à cette question.

Lire la suite de l'article.

 

AlerteALERTE

Un site internet recensant les entreprises socialement exemplaires

La lettre de mission de Xavier Darcos adressée à l’Observatoire de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (Orse) traduit sa volonté de transparence sur les pratiques sociales.

Lire la suite de l'article.

Remise en cause du contrat de portage salarial ?

Existant depuis le début des années 80 et longtemps considérée comme illégale, cette nouvelle forme d’emploi mettant en relation une personne portée, une entreprise cliente et une société de portage salarial, a été légalisée par la loi de modernisation du marché du travail du 25 juin 2008.

Lire la suite de l'article.

Une clause dite de clientèle peut être assimilée à une clause de non-concurrence

La clause d’un contrat de travail dite de clientèle qui interdit au salarié de démarcher ou de détourner la clientèle de son employeur suite à une éventuelle rupture du contrat de travail doit être considérée comme une clause de non-concurrence et doit en conséquence remplir les différentes conditions de licéité de cette clause.

Lire la suite de l'article.

Flux RSSAbonnement à notre flux RSS
Une manière simple de rester informé dès qu'un contenu de notre site est mis en ligne.

Gilles Karpman : Directeur de Publication - karpman@ideeconsultants.fr
Elodie Marcuccilli
: Chargée du Développement - marcuccilli@ideeconsultants.fr
Vous recevez cette newsletter N°6 Mars 2010 car vous êtes inscrit(e) à la liste de diffusion du site www.ideeconsultants.fr
Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (art. 34 de la loi "Informatique et Libertés"). Pour l'exercer, adressez-vous à IDée Consultants - 220/224 boulevard Jean Jaurès 92100 BOULOGNE BILLANCOURT - Tél. 01 55 20 96 10.

Accueil NewsContact