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Construire la confiance est indispensable dans les relations sociales

 

Dans une période où les changements, organisationnels comme structurels, dans les entreprises peuvent atteindre des fréquences élevées, il se trouve que les relations sociales sont impactées par ce rythme. Force est de constater qu'elles ne s'améliorent pas mécaniquement quand bien même leur intensité augmente.

A quoi cela peut-il être dû ? Dans une grande mesure à un déficit de confiance. Déficit qui interdit de fait toute coopération. Or, toute négociation, et de ce fait tout accord ou compromis, suppose un certain degré de coopération pour sa construction et a fortiori sa signature.

 

La confiance, de quoi s'agit-il ? Différentes définitions conviennent qu'il s'agit du "fait de se fier entièrement à, d'une espérance ferme, d'une assurance envers une personne, une chose". En anglais, on dit "confidence", et parmi ses contraires on trouve des mots comme "crainte, défiance, doute, méfiance, suspicion". Alors, direz-vous en quoi cela s'applique-t-il aux relations sociales ? Et bien, il nous faut avouer que les relations sociales chez nous, mais pas seulement, sont plus fondées sur les contraires et certainement pas sur l'homonyme du mot anglais.

Cette confiance, au sens propre, qu'il est nécessaire d'établir pour conduire des relations sociales constructives, c'est-à-dire à valeur ajoutée, repose sur trois types de confiance : une première à l'intérieur même de chacune des parties à la négociation, une deuxième entre les parties en tant que partie à la négociation et une troisième entre les personnes négociant.

D'un côté comme de l'autre, chacun doit être assuré que celles et ceux dont il porte les intérêts lui font confiance quant à leur défense, à défaut de quoi il se trouverait fragilisé dans la négociation. Le dirigeant doit avoir la confiance de son équipe et de ses actionnaires et le délégué syndical, celui de ses mandants. Cette première confiance suppose donc un lien fort avec celles et ceux qu'on représente, est-ce toujours bien le cas ?

De part et d'autre il est indispensable de respecter l'interlocuteur en tant qu'il est une organisation ayant des objectifs et un mandat. Toute suspicion quant à la légitimité de l'organisation présente à la table de négociation conduira à un échec ou à un accord a minima, sans réel gagnant. En matière de confiance, le postulat est bien : les parties présentes à la table (Syndicats, CE,…) sont légitimes à y être.

Enfin, et c'est normal parce qu'humain, la confiance des individus entre eux, en tant que tel, fait bien partie du problème. Un patron qui signe un accord et ne l'applique que chichement par la suite, est-ce possible de "s'y fier" ? De la même façon pour un délégué syndical qui signe un accord et ne se préoccupe pas de son application réelle ou le discute en permanence.

On voit bien à travers ce trépied que, de part et d'autre, en matière de confiance des progrès sont possibles pour améliorer les relations sociales. Dans ces trois champs il est nécessaire de progresser pour faire progresser le dialogue social, c'est-à-dire la construction de compromis. Il ne peut s'agir d'attendre de l'autre qu'il s'y mette pour s'y mettre soi-même, mais bien de prendre l'initiative d'une démonstration de la confiance qu'on lui porte.

Concrètement cela peut passer par : le recours à l'élaboration d'un accord de méthode portant les principes présidant à tout travail de négociation et/ou de consultation ; une information réelle et suffisante pour comprendre un sujet (arrêtons avec la sempiternelle "transparence" !) ; un suivi effectif (sous les 2 angles qualitatif et quantitatif) de la mise en œuvre des accords en vigueur ; une reconnaissance énoncée de la contribution d'une partie à l'élaboration d'un dispositif ; …

Tout compromis suppose de la coopération et celle-ci ne se construit que sur de la confiance. Mais attention, la confiance ne se décrète pas ni ne se déclare, elle se construit. Et c'est bien sa construction qui suppose que chacun s'interroge sur la confiance qu'il fait à l'autre.

 

Emmanuel Froissart

Newsletter n°9 - Juin 2010

 

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