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Citoyenneté numérique en entreprise : les conditions de la réussite !

 

L’étude récente, « L’aventure numérique, une chance pour la France », réalisée par Roland Berger Strategy Consultant, constitue une véritable base de réflexion et de travail sur ce que pourraient très vite devenir des relations sociales modernes dans les entreprises - la citoyenneté numérique en entreprise - qui mettront en œuvre une transformation numérique. Même si le chemin est parsemé d’embuches pour passer à une véritable Responsabilité Sociale dans l’Entreprise.

 

Si l’enjeu social de la transformation numérique est bien de passer d’une culture d’entreprise hiérarchique et directive à une culture d’entreprise non hiérarchique et participative, force est de constater que plusieurs conditions seront à remplir. La technologie peut servir d’ « effet de levier » aux transformations sociales mais elle ne suffira pas à elle seule pour les réaliser.

La première condition sera constituée par la confiance générée par le ou les dirigeants auprès de leurs équipes car, en quelque sorte, « le 2.0 ne ment pas ! ». Les salariés ne donneront la leur que s’ils ont le sentiment d’être respectés et considérés en retour. Dans l’univers numérique 2.0, l’absence de transparence de l’information, sur les objectifs, sur la rémunération lors de leur atteinte, … , se paient cash.

Si les entreprises disposent en leur sein d’un puissant potentiel trop faiblement utilisé, à savoir la maturité numérique de leurs salariés, la deuxième condition pour la mobilisation de cette ressource tient dans l’application à la relation salariés/direction des fondamentaux de la relation client à l’heure du numérique, dont l’écoute et la prise en compte des demandes. Si le salarié, comme le dit l’étude de Roland Berger, attend une prise en compte de ses avis et de ses suggestions, il attend aussi une prise en compte de ses demandes ou de ses revendications pour reprendre une expression d’avant le 2.0 !

Troisième condition, notre salarié de l’ère numérique ne se contentera pas des « miettes » de la performance mais, puisqu’il se sera positionné au cœur de cette performance comme un de ses acteurs, il entendra aussi en percevoir les dividendes pour éviter d’avoir, par exemple, à déployer, sur les réseaux sociaux, une bannière « Numérisation, piège à c … ». La transformation numérique impliquera, beaucoup plus qu’aujourd’hui, et de manière plus radicale, le partage des fruits de la croissance.

La quatrième condition à l’adoption de nouveaux modes de travail à l’ère du numérique tiendra dans une désacralisation de la figure hiérarchique et de celle du chef d’entreprise qui deviendra davantage un « animateur de communauté » - celle de ses collaborateurs notamment - après avoir été longtemps représenté en « Père fouettard », voire beaucoup plus, dans l’imaginaire collectif.

Et en cette matière, il est d’ailleurs significatif de constater que la frilosité numérique des entreprises fait souvent écho à leur frilosité sociale ! Or « le numérique introduit une capacité de s’informer », « d’agir sur » dans la vie privée, qui conduit le salarié à attendre cette même autonomie sur son lieu de travail, comme le souligne l’étude mentionnée.

Quant aux représentants du personnel et syndicaux, à titre de cinquième condition à la transformation numérique, ils vont eux aussi devoir faire leur révolution copernicienne. Vieux appareils poussiéreux coexistent avec des élus très souvent fortement impliqués dans la vie économique de leur entreprise et au fait des besoins de performance.

Aux directions de « donner la main » à ces élus via l’accès aux chats et réseaux d’entreprise, pourtant encore trop peu présents. Ils seront eux aussi jugés et élus sur la base de la qualité de leur « prestation » aux salariés de l’entreprise et non représentants « autoproclamés » une fois pour toute.

Les « partenaires sociaux » vont avoir à combiner transformation numérique et transformation sociale et être mis ainsi au même niveau que les entrepreneurs, dans une culture commune qui ne fera plus de l’économie la seule responsabilité du chef d’entreprise … et « du social » l’apanage des représentants du personnel et syndicaux. Une véritable Responsabilité Sociale dans l’Entreprise en quelque sorte.

 

Hervé Jégouzo

Newsletter n°45 - Décembre 2014

 

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