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IDEE CONSULTANTS
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L'EDITO

Yves PinaudEt un syndicalisme « en marche », ça donnerait quoi ?

A l'occasion des élections présidentielles puis législatives, les partis politiques « traditionnels » viennent de faire l'expérience douloureuse de se voir signifier leur congé par les citoyens, pour cause réelle et sérieuse d'incapacité à les représenter réellement, à se remettre en cause et à proposer des solutions nouvelles plutôt que de s'arc-bouter sur les mêmes certitudes, y compris lorsqu'elles ont largement fait leur preuve qu'elles ne répondent toujours pas, ni aux enjeux ni aux attentes.

Notre syndicalisme pourrait-il se sentir concerné par le mouvement ? D'autant que par conviction autant que par tradition, lorsqu'il est « en marche », c'est surtout avec des pancartes entre Bastille et Nation et promesse nous est d'ailleurs quasiment déjà faite qu'il arpentera le bitume dès le mois de septembre si le nouveau gouvernement touche au Code du Travail.

Serait-il, sera-t-il, quant à lui, à l'abri du dégagisme ambiant ? Si oui, serait-ce parce qu'il ne connaît pas les mêmes affres de distanciation avec ses mandants ou par défaut de nouveaux acteurs capables à leur tour de bouleverser le paysage ?

Cette possibilité, sinon d'impulser une nouvelle offre, en tout cas de la rendre moins difficile, était d'ailleurs un peu l'idée de la loi de 2008 mais il faut reconnaître que les Macron du dialogue social sont jusqu'ici restés très discrets, n'opérant que de vagues jeux de chaises musicales entre organisations déjà existantes voire immuables et depuis ô combien longtemps.

Nul doute néanmoins que l'air du temps va pourtant aussi faire réfléchir nos vieilles organisations et qu'avant d'essayer de mobiliser la rue pour continuer de défendre que seul l'immobilisme peut faire bouger les choses, elles vont, en tout cas pour certaines d'entre elles, commencer à mesurer les risques qu'elles courent désormais que leur érosion progressive se transforme en un rejet encore plus brutal. Ou pas.

Le problème, pour celles d'entre elles qui se situent le plus dans nos traditions de contestation de l'économie de marché, c'est qu'elles n'ont que bien peu de marge de manœuvre pour s'inscrire dans un autre schéma, qui fonde leur existence, leur doctrine et leur raison d'être et qu'elles peuvent davantage être tenté par une posture « jusqu'au boutiste », un pari autour de « ça passe ou ça casse » que de se laisser aller à d'improbables infléchissements qui seraient d'ailleurs peu compris de leur base. A moins que la réforme annoncée du Code du Travail, après son passage à la moulinette de la phase de « concertation », ne soit vidée de son contenu, le mois de septembre à venir devrait être éclairant sur ces questions.

Yves Pinaud

7 % qui rament

Une étude publiée par Gallup(1) répertorie les salariés en « activement engagés », « non engagés » et  « activement désengagés ».  
  
Les entreprises françaises ont de loin une des plus faibles proportions du monde de salariés « activement engagés » (9 %) et la plus forte  d'« activement désengagés » (26 %).

On en discute un peu plus ?

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Le sujet, ce n'est pas le bonheur, c'est le salarié

Après avoir largement contribué à introduire le Lean, le kaysen et le kanban, les plus grands spécialistes auto proclamés du management se rejoignent aujourd'hui sur le constat qu'il faut révolutionner la gestion des salariés en entreprise, notamment pour mettre fin au stress, à l'absentéisme et au burn out, d'ailleurs largement générés par les monstres organisationnels que beaucoup d'entre eux ont promus.

D'où le nouveau concept en vogue, en particulier auprès des grands groupes et de fonctions RH en mal d'idées nouvelles, avec un marketing et un message fort qui fait mouche : fini les RPS, relégués à une époque post-germinalienne dont chacun sait qu'elle est révolue, dépassée la qualité de vie au travail, qui ne peut finalement être considérée que comme la base minimale et place à la seule quête véritablement défendable :  le bonheur au travail.

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L'écho des tribunaux
Harcèlement moral : le manager qui ne réagit pas est fautif
L'écho des tribunaux

Les cadres de direction qui laissent perdurer le comportement inacceptable de leur supérieur hiérarchique sans prendre aucune mesure pour le faire cesser commettent une faute qui justifie leur licenciement, distincte de la faute commise par l'auteur des faits. La cour de cassation l'a clairement affirmé dans un arrêt du 8 mars 2017 concernant la responsable RH d'un magasin.


Le texte du mois
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Texte du mois

Les agissements sexistes sont désormais interdits par le Code du travail et l'employeur a l'obligation d'éviter que ces comportements se produisent sous peine de voir sa responsabilité en matière de santé et sécurité des salariés engagée. De quoi parle-t-on exactement et quelles sont les actions à mettre en place ?


Gilles Karpman : Directeur de la Publication - newsletter@ideeconsultants.fr
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