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L'EDITO

Yves PinaudLa retraite : idéaux et débats

Beaucoup de retraités pensent que leur pension n'est que le juste retour des cotisations qu'ils ont versé tout au long de leur vie, un peu comme s'ils avaient souscrit à un système « par capitalisation », alors que l'immense majorité d'entre eux fustige cette approche, qui privilégie les plus nantis et défendent bec et ongle le maintien d'un système par répartition.

Mais ont-ils bien compris ce qu'est un système par répartition ? C'est un système basé sur la solidarité inter-générationnelle, dans lequel les actifs du moment finançent les pensions des retraités du moment. Les cotisations versées tout au long de sa carrière ne correspondent qu'à « une acquisition de droits » et non à la constitution d'un « bas de laine » dont on aurait, le moment venu, le juste reversement. Les sommes perçues à la retraite et pouvant correspondre au retour de cotisations versées, y compris complétés des intérêts d'un placement à fort rendement pendant la période, ne représenteraient qu'une part infime au regard des années qui sont à financer pour chacun et qui augmentent régulièrement, et c'est tant mieux, avec l'allongement de la durée de vie.

Le ratio actifs/retraités et son évolution prévisible sont donc bien la base incontournable à partir duquel peuvent s'opérer des arbitrages entre des niveaux et des durées de cotisation des actifs qui permettent d'équilibrer ou non les comptes. Toute doctrine contraire, prétendant par ailleurs tenir à la pérennité du système, se heurte au principe de réalité.

Cela ne veut pas dire que des choix ne sont pas à faire : tenir compte de la pénibilité (physique ou psychique) de certains métiers, de certaines situations de travail (postés, notamment), ou prendre en compte des situations sociales particulières, etc. Mais au-delà de la difficulté à se mettre d'accord, chercher le consensus sur ce qui est le plus équitable ne sert à rien si on n'a pas d'abord identifié ce qui est possible et ce qui ne l'est pas.

Depuis notamment « Balladur 1993 » puis « Fillon 2003 », les réformes ou projets de réformes se succèdent donc et sont évidemment tous contestés au regard des injustices et/ou des frustrations générées par leur impact sur les fameux « zaquis » qui structurent toute conception du social dans notre beau pays. Ils le sont surtout facilement, comme toujours dans ces cas-là, par ceux qui n'ont pas à assumer les résultats d'une politique et ont plus de facilité à marteler des convictions et analyses qui n'auront pas à se confronter au réel.

La réforme des retraites est donc à nouveau sur le tapis et a donc comme d'habitude mis le feu dans le débat politique comme dans le débat social. Des débats qui peuvent, comme ils l'ont déjà fait, s'inviter y compris dans les entreprises, pour donner force et mobilisation à une pression sur les gouvernants via une pression sur les employeurs qui n'ont pourtant pas les clefs sur le sujet.

On voit de plus en plus d'entreprises s'investir auprès de leurs salariés qui sont sur le point de faire valoir leur droit à la retraite en leur proposant de les accompagner : non seulement sur les démarches à effectuer pour faciliter la constitution de leur dossier, mais aussi pour certaines d'entre elles par des formations leur permettant d'anticiper et de se préparer à cette nouvelle vie. Dommage que ces mêmes entreprises n'en profitent pas pour conduire des actions de communication, auprès de tous les salariés et y compris voire surtout ceux qui sont encore loin du terminus, non pas pour chercher à prôner des solutions ou influencer des convictions, mais tout simplement pour expliquer ce qu'est le système par répartition et ses enjeux.

Yves Pinaud

 

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