Négociation & Compromis pour Gilles KARPMAN


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Relancer une négociation pour parvenir à un compromis

 

 

Gilles Karpman Le témoignage de Gilles Karpman, Directeur général :

 

 

Une avancée sociale intenable à terme

"Sous l'impulsion d'un dirigeant innovateur, l'entreprise a signé un accord à 195 jours de travail par an. Depuis, le reste de la profession a négocié à 218 jours en moyenne. Les allègements de cotisations sociales touchant à leur fin, le dirigeant a convoqué ses partenaires pour renégocier l’accord de RTT.

 

Dialogue de sourds

"Fidèle à la tradition sociale de l'entreprise, le patron a exprimé sa conviction qu'il attendait du dialogue social une solution acceptable par tous. Mais ça ne s'est pas passé comme ça : les syndicats ont contesté le fait que le différentiel de jours travaillés par rapport à la concurrence soit une menace pour l'entreprise et ont exigé l'intervention d'un expert économiste. Tous se sont mis à échanger tableaux et démonstrations pour tenter de se convaincre mutuellement l’un, que l’entreprise était en danger de mort, les autres qu’elle se portait fort bien. Au bout de six mois, la négociation n’avait pas avancé d’un pouce."

 

Notre analyse de la négociation

"On était dans une situation paradoxale où l'affirmation par le patron de la primauté du dialogue social avait fini par ôter tout sens à la négociation. La discussion se limitait à : "soit nous trouvons un accord, soit nous ne changeons rien." Dans cette perspective, rien d'étonnant à ce que les syndicats s'abstiennent de signer. La position prise par le dirigeant les plaçait de fait dans la position de ceux qui allaient valider l'augmentation du temps de travail : la fuite dans la rhétorique s'imposait.

 

Nouvelle stratégie de négociation

"Pour rompre avec cette situation et assumer sa position de responsable de la pérennité de l'entreprise, j'ai conseillé au dirigeant d'annoncer qu'il ferait ce qu'il faut pour assurer l'avenir, avec ou sans accord des syndicats ; qu'il préférait y parvenir par accord mais qu'à défaut, il le ferait de manière unilatérale. Il a dénoncé l’accord en anticipant les résistances possibles, puis il a montré aux syndicats que l'application stricte de la loi ramenait tout le monde à 5x7 heures par semaine, 228 jours par an. Un accord était nécessaire non plus pour faire moins bien mais pour faire mieux. La dialectique de la négociation était restaurée : un compromis pouvait être trouvé, chacun assumant son rôle sans confusion avec celui de l'autre. Après peu de temps, un accord a été trouvé à 210 jours, avec un système d’intéressement."

 

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